En longeant la rive droite du canal à 300 tonnes, dans le sens Seneffe - Mons, c'est-à-dire de l'amont vers l'aval, vous découvrirez l'ensemble des sites et monuments qui constituent
le musée vivant du canal du Centre.
Les sept kilomètres séparant le point d'origine (1) de ce que l'on dénomme déjà "le canal historique du Centre" et l'ascenseur no 4 (20) à Thieu,
ainsi que les anciens ouvrages, représentent un patrimoine incomparable.
Cette section du canal, ainsi que les 4 ascenseurs funiculaire sont répertoriés sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial (UNESCO).
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1. Point d'origine du CANAL DU CENTRE (km 0)
Vous êtes en amont de l'ascenseur no 1. Ce point a deux particularités.
- Situé à la cote 121,15m au-dessus du niveau de la mer, celui-ci représente le point culminant des voies navigables en Belgique.
- Cette section du Canal, s'appelle également "bief de partage" et relie le bassin de l'Escaut à celui de la Meuse.
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Illustration de la crête de partage qui sépare le bassin de la Meuse et celui de l'Escaut. © MICHEL MAIGRE - 1999 |
En 1882, le Canal du Centre est venu se greffer sur un embranchement du Canal Charleroi-Bruxelles en direction de la région du Centre.
Cet embranchement qui a son origine à Seneffe permettait le passage des bateaux de 70 tonnes, est aujourd'hui au gabarit de 1350 tonnes.
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2. PORTES DE GARDE (km 0,194)
Cent mètres en amont de l'ascenseur no 1, se trouve deux portes de garde. Construites en bois à leur origine, ces portes ont été remplacées
par des portes à guillotines commandées électriquement depuis le poste central de l'ascenseur. Celles-ci sont fermées lorsque l'ascenseur est à l'arrêt.
Leur rôle est d'une part d'éviter la vidange accidentelle du bief amont et de protéger les villages situés en aval de l'ascenseur en cas de fuite ou d'incident grave à l'ascenseur et d'autre part, de permettre le maintien du fonctionnement de celui-ci quand le niveau de flottaison du bief est inférieur à 121,150m.
 Portes de garde à l'ascenseur no1 © MET (D.434) : 94/1669 ( SECTION PHOTO-VIDEO 1998 ) |
 Vue de l'ascenseur no1 à Houdeng-Aimeries © MICHEL MAIGRE - 2000 |
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3. ASCENSEUR no 1 (HOUDENG-GOEGNIES) (km 0,263)
Cote amont 121,150m au-dessus du niveau de la mer. L'ascenseur reprend une chute de 15,397m.
Après 4 années de travaux, il est inauguré le 4 juin 1888 par le roi Léopold II.
Le corps de logis qui abritait jadis le chef-machiniste, abrite aujourd'hui une exposition permanente intitulée "La Fabuleuse machine de l'ingénieur Clark". Exposition qui illustre l'histoire de l'ascenseur
et des voies navigables et qui explique la raison du chantier actuel ainsi que les méthodes qui y sont employées.
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4. La CANTINE DES ITALIENS (km 0,615)
Les industries de la région et en particulier les charbonnages, généraient une demande de main-d'oeuvre importante. La Belgique, fit donc appel à plusieurs reprises à la main-d'oeuvre étrangère.
La Cantine des Italiens est un témoin important de l'émigration des Italiens en Belgique. Construite en 1946 par les Usines Gustave Boël pour ses ouvriers, la cantine servit après la seconde guerre mondiale de "camp"
ou "cantine" d'hébergement pour les travailleurs émigrés.
Chacun des 4 blocs était composé de 8 chambres pouvant accueillir 8 travailleurs c.à.d. 256 travailleurs au total. Le bâtiment central abritait un réfectoire et un petit magasin tenu par la "cantinière".
En 1984, la Compagnie du canal du Centre a obtenu l'autorisation des Usines Boël d'utiliser les bâtiments dans le cadre de son action. Celle-ci a transformé ces bâtiments - la cantine en restaurant et local d'accueil, un bloc a été transformé en musée, un autre aménagé pour accueillir des touristes.
Depuis le mois de mai 2001, l'ASBL Voies d'eau du Hainaut a repris et gére l'ensemble du site.
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Photographie d'une chambrée Vous remarquerez dans quelles conditions devaient vivre les jeunes immigrés. © MICHEL MAIGRE - JUILLET 1998 |
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5. REGULATEUR DE BIEF (km 1,000)
Le niveau du canal se doit d'être constant. Ce barrage de poutrelles de bois dont la hauteur peut être réglée permet de maintenir le niveau du bief lors des fortes pluies.
Lorsque le niveau est trop élevé, les eaux sont déversées dans le contre-fossé, qui longe le canal.
 REGULATEUR DE BIEF Le niveau du bief est réglé par ce petit barrage. © MICHEL MAIGRE - OCTOBRE 1998 |
 SIPHON Les eaux passent en siphon sous le canal pour rejoindre le Thiriau du Luc de l'autre côté. © MICHEL MAIGRE - OCTOBRE 1998 |
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6. PONT CAPITTE (km 1,023)
Pont de la chaussée de La Louvière-Le Roeulx. Ce surnom de "Pont Capitte" vient du nom de la famille qui occupait jadis l'imposante propriété construite avant la construction du canal.
A l'origine, pont tournant doublé d'une passerelle pour piétons, il est transformé en pont fixe en 1934 suite à l'augmentation du trafic routier sans cesse interrompu par le passage des bateaux.
La partie métallique a été restaurée en 1986.
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7. PONT ROUGE (km 1,475)
Ancien pont de chemin de fer de la ligne Erquelinnes-Ecaussines.
Il doit son surnom à la population locale qui le rebaptisa ainsi à cause de la couleur rouge des briques qui forment les deux blocs de maçonnerie supportant le pont.
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8. PONT de 100 METRES (km 1,782)
Datant de bien avant la construction du canal du Centre, une ligne de chemin de fer reliait le charbonnage de Bois-du-Luc à la gare de Houdeng assurant ainsi le transport des wagons de charbon.
Aujourd'hui, seul subsistent les deux pilastres situés de part et d'autre du canal et qui supportaient la ligne de chemin de fer qui en 1965 a été démontée suite à l'arrêt du charbonnage.
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9. PONT DU CROQUET (km 1,988)
Pont fixe également appelé "Pont Saint-Nicolas". Saint-Nicolas est aussi le patron des bateliers. Le faible tirant d'air de ce pont (3,60m)
oblige le démontage des "marquises" des péniches en allèges (vides).
Il est à noter que la hauteur libre sous les portes levées des bacs des ascenseurs n'est que de 4 mètres.
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10. QUAI DES AMERICAINS (km 2,379)
Entre le pont du Croquet et le pont tournant de Houdeng-Aimeries, le canal offre une passe navigable de 30m au lieu de 21m sur le reste de sa longueur. On peut donc ici, amarrer deux péniches côte à côte sans entraver la navigation.
La route qui longe ce quai fut bétonnée pendant la seconde guerre mondiale et utilisée par les américains pour l'entretien de leurs véhicules de là le surnom de "Quai des américains".
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11. PONT TOURNANT D'HOUDENG-AIMERIES (km 2,644)
En 1900, ce pont permettait le passage du tramway. Suite à d'innombrables et importants embouteillages, en 1901 on détourna le tram vers le pont fixe de la chaussée du Bois-Du-Luc.
De nos jours, la ligne du tram a disparu mais le pont est toujours manoeuvré manuellement.
Au moyen d'une manivelle, le pontier actionne un petit pignon "satellite" qui se meut autour d'une couronne fixe. Dès que le pont est mis en mouvement, il repose exclusivement sur la "lentille" centrale, sorte de pivot en bronze.
 PONTIER A LA MANOEUVRE Le pontier au moyen d'une manivelle ouvre le pont tournant. © MICHEL MAIGRE - JUIN 2003 |
 PONT TOURNANT DE STREPY-BRACQUEGNIES Une estacade en bois protège le pont de tout contact avec l'un ou l'autre bateau. © MICHEL MAIGRE - JUIN 2003 |
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12. PONT FIXE DE LA CHAUSSEE DE BOIS-DU-LUC (km 2,921)
La densité du trafic routier entre le charbonnage de Bois-Du-Luc à Houdeng, Le Roeulx et Soignies justifia la construction de ce pont.
A son origine, le pont comprenait deux portes de garde.
La première constituée de deux vantaux servait à vider la partie du canal comprise entre le pont et l'ascenseur no 2 tandis que l'autre permettait de vidanger le canal entre le pont et le pont
du Croquet situé en amont.
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13. ASCENSEUR no 2 (HOUDENG-AIMERIES) (km 3,178)
Cote 105,610 au-dessus du niveau de la mer. L'ascenseur reprend une chute de 16,934m.
La construction de l'ascenseur prendra un peu plus de 20 ans. Les travaux de terrassement qui demandèrent le déplacement de 500 000 m3 de terre furent terminés en 1892.
Quant aux travaux de maçonnerie ils se terminèrent en 1893. Puis il fallut dix années pour construire les parties métalliques. Ce qui fut fait en 1913 à la veille de la première guerre mondiale.
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14. ASCENSEUR no 3 (STREPY-BRACQUEGNIES) (km 3,562)
Cote 88,676m au-dessus du niveau de la mer. L'ascenseur reprend une chute de 16,933m.
Cet ascenseur et celui de Houdeng (no 2) ont été construits à cet endroit à cause de la forte déclivité naturelle du terrain.
Pour mieux résister au gel en hiver, le mur de soutènement est réalisé en maçonnerie. Ce qui diffère de l'ascenseur no 1 où les chenaux d'accès sont réalisés à l'aide de charpentes métalliques.
 Vue de l'ascenseur no3 à Bracquegnies © MICHEL MAIGRE - JUILLET 1998 |
 Photographie de la salle des machines de l'ascenseur no 3 à Bracquegnies. © MICHEL MAIGRE - JUILLET 1998 |
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15. SALLE DES MACHINES A BRACQUEGNIES (km 3,612)
Aux allures de château fort, la salle des machines de Bracquegnies dessert les ascenseurs no 2 et 3. Elle abrite dans chacune de ses tours un accumulateur de pression (pour désservir les 2 ascenseurs) servant aux fonctions annexes de l'ascenseur (levage des portes, etc...).
Ce bâtiment abrite également les bureaux des districts des Voies Hydrauliques chargés respectivement de la Gestion de l'infrastructure et de l'Exploitation du canal. Des ateliers sont installés à l'arrière.
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16. PONT TOURNANT DE BRACQUEGNIES (km 3,827)
Ce pont mobile est particulièrement élégant. Un peu plus élevé que celui d'Houdeng, il permet de découvrir avec précision le mécanisme.
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17. PONT LEVIS DE BRACQUEGNIES (km 4,917)
Datant de 1891, le pont est construit dans une section rectiligne du canal. Le pont est toujours actionné à la main. Autrefois, pour ouvrir le pont, le pontier tirait sur une chaîne, aujourd'hui il actionne un treuil placé sur le côté du portique.
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18. ANCIEN PONT LEVIS VICINAL DE STREPY (km 5,623)
Détruit lors de la grève de janvier 1961, il permettait jusqu'à ce moment le passage du tramway. Il n'a pas été reconstruit.
On remarque dans les culées du pont, des rainures dans lesquelles coulissaient des "batardeaux" (grosses poutrelles de bois)
servant à obstruer la section du canal. On pouvait ainsi vidanger le bief.
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19. PONT LEVIS "BARRAGE" DE THIEU (km 6,163)
C'est l'un des derniers encore en fonction en Wallonie. Ce pont est appelé "barragé" parce qu'il est muni d'une porte de garde qui sert à protéger l'ascenseur no 4.
Ici, un solide vantail en chêne est conservé en bon état.
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20. ASCENSEUR no 4 (THIEU) (km 6,972)
Cote 71,743m au-dessus du niveau de la mer. L'ascenseur reprend une chute de 16,933m.
Construite en remblai, cette dernière section du canal du Centre clôture ce circuit de 7 kilomètres.
Adossé au remblai du canal, ce qui explique l'énorme maçonnerie, l'ascenseur possède comme l'ascenseur no 1 sa propre salle des machines.
En amont de celui-ci, deux points de vue de la région s'offrent à vous.
A droite on aperçoit au milieu du paysage le nouvel ascenseur funiculaire de Thieu et en regardant vers l'aval (direction de Mons) l'écluse de jonction avec le nouveau canal à 1350T et sur la droite du nouveau canal la Place Hardat.
De nuit, cet ouvrage est magnifiquement mis en valeur par une "mise en lumière" conçue par l'artiste breton Yann Kersalé. Les ascenseurs nos 2 et 3 sont équipés également de cet éclairage.
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Les informations de base ont été fournies par la Direction Générale des Voies Hydrauliques. |